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L’aggravation d’une maladie a fait basculer votre proche dans la période finale de sa vie. Vous l’accompagnez depuis longtemps mais l’annonce fait irruption dans votre vie de façon violente. Avez-vous besoin de parler et comprendre comment faire face ? Comment accompagner et être soi-même accompagné ?

 

Avez-vous besoin de soutien pour accueillir les émotions qui vous traversent, les inquiétudes ou les peurs qui vous occupent, pour tendre vers la douceur de l’acceptation ? Voulez-vous vivre de l'apaisement en vous permettant d’être au clair avec vous-même et votre proche malade ou en fin de vie, et le soutenir dans cette épreuve pour vous préparer ensemble ?

Comment répondre aux appréhensions de votre proche malade en fin de vie ? La peur de souffrir, la peur de devoir subir des examens douloureux ou des traitements invasifs, la peur que ses souhaits ne soient pas respectés. Que dit la loi Léonetti sur les droits des personnes en fin de vie ? Comment entrer dans une démarche palliative ? Une prise en charge à domicile est-elle possible ? En quoi consiste le rôle d'une "personne de confiance" ? Votre proche malade aimerait prendre un temps de réflexion sur ses directives anticipées, comment procéder ?

Mon intention est de vous accompagner à traverser cette épreuve le plus sereinement possible, dans le respect de vos besoins respectifs en vous aidant à communiquer avec votre proche malade ou en fin de vie. 

Je peux, pour faciliter les échanges, vous accompagner de différentes manières - en aparté ou en présence de votre proche malade ou en fin de vie. La présence d’un tiers offre la possibilité de s’ouvrir et de se confier, de vivre des moments de complicité et de chaleur humaine.

L’accompagnement de la famille, des proches ou des amis dont un proche est malade ou en fin de vie s’adapte à votre situation et vos attentes, s’ajustant selon votre évolution psychique et émotionnelle. Je vous accompagne personnellement dans votre cheminement selon vos besoins, vos inclinations culturelles, spirituelles ou religieuses et dans le respect de votre rythme. 

Comment être avec un proche en fin de vie ?

La personne malade en fin de vie est confrontée à de nombreux problèmes qui retentissent sur sa manière d’être et de penser. Les réactions face à la mort sont individuelles mais il est naturel de faire face à l’angoisse et aux conflits intérieurs en mettant en place, de façon inconsciente, des mécanismes qui tendent à se défendre de situations vécues comme trop douloureuses.

 

Bien qu’informé de son état de santé, votre proche malade et/ou en fin de vie voudra peut-être ne rien savoir ou contestera une partie de la réalité. Il peut ne pas désirer en parler et refuser de reconnaître la réalité ou encore, se replier sur lui-même, adopter un comportement infantile à votre égard et auprès des soignants. Il est aussi possible qu’il vous rende responsable de souffrance et réagisse de façon agressive.

Toutes ces attitudes sont symptomatiques d’une angoisse liée à ce qu’il ressent comme intolérable. 


Accompagné de votre amour et de votre soutien, votre proche saura puiser en lui en se connectant à ses propres ressources et ses forces. ‘’La mort est bien plus qu’un événement médical. C’est un temps de croissance, un processus de transformation. La mort nous ouvre aux dimensions les plus profondes de notre humanité. Elle éveille la présence, une intimité avec soi-même et ce qui est vivant.” (Franck OSTASESKI)

 

Rien ou presque ne vous prépare à ce type d’accompagnement, vous êtes vous-même confrontés à vos propres tourments, au stress et à la fatigue physique pendant que la maladie progresse et que la fin de vie de cet être cher est proche. 

 

Tout semble précaire, des dispositions de dernières minutes, revoir l’organisation de votre quotidien, la situation évolue sans cesse ; vous êtes confrontés à toutes sortes de transitions et de crises où il est nécessaire de savoir s’ajuster et faire preuve de flexibilité.

Comment vivre en conscience ce temps qu’il reste avec un proche malade en fin de vie ? Quoi dire, quelle attitude va être soutenante, comment gérer ses propres émotions pour rester disponible dans une écoute empathique ?

Image de Erik Mclean
Image de Jon Moore

Que partager avec un proche en fin de vie ?

Nous pouvons parfois être déconcertés, peut-être même blessés quand nous voyons notre proche malade réagir de moins en moins à nos sollicitations. Il sera utile de comprendre qu’il cherche certainement à préserver ce qui lui reste d’énergie. 

 

Parlez moins, écoutez davantage, créez un environnement agréable et serein pour qu’il n’ait pas peur, montrez et dites votre affection. C’est une présence que vous offrez, la vôtre dans un climat de bienveillance et de compassion, dans un espace qui accueille ce qui est.

 

Je vous invite à vous ancrer et à vous rappeler les choses importantes qui peuvent vous aider à demeurer présents dans votre expérience - la force de la relation qui vous unit, une tradition culturelle, la foi, cet amour partagé de la nature, des voyages, de l'art…

 

Face aux changements que vous observez chez votre proche, restez ouvert. Ses perceptions du monde et des autres changent, son attention se focalise sur ce qui est maintenant important pour lui et ses priorités, naturellement, ne sont plus les mêmes. Il ressent le besoin de prendre du recul, de faire le bilan de sa vie et d’être au clair.

 

Il y a des rencontres avec des proches ou des amis dont il ne voudra peut-être plus, qui n’ont plus de sens pour lui, maintenant qu’il préserve son énergie pour ce qui est essentiel pour lui à ce stade ultime de sa vie

 

Respectons son besoin de repos sans chercher à le stimuler, lui offrir ce calme, cette sécurité dont il a besoin et cette présence calme, paisible et aimante.

 

Selon notre degré d'acceptation, des enjeux que cela représente pour nous de “le garder encore un peu”, de “ne pas le laisser partir “, nous pourrions inciter notre proche malade en fin de vie à se battre une dernière fois, à lui imposer une certaine vision de ce qui est bon pour lui et de ce dont il aurait besoin.

 

Il est probable qu’il cherchera à vous ménager et n’osera vous dire qu’il sait que c’est la fin. Contemplons cette “vérité importante à accepter : sa fin de vie lui appartient” (Dr Christophe FAURÉ) 

 

Vous saurez alors qu’il n’y a rien d’autre à faire que de rester présent, en tendresse et en paix.

 

Le plus beau cadeau à lui offrir à cet instant le plus précieux de sa vie.

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