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Accompagnement dans le deuil

L'accompagnement dans le deuil

“ Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. ”

                                      Jean d'Ormesson

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Le déroulement
du deuil

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Victor Hugo écrivait “Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis”. Le deuil est une épreuve de la vie que nous traversons tous au cours de notre existence, nul n’y échappe. Ce n’est ni une maladie ni un concept où il serait question de “passer à autre chose” ou "d'avancer",  mais bel et bien, un processus normal qui se déclenche après toute perte significative. Ce qui était n’existe plus, la réalité de la vie nous touche en plein cœur et c’est une douleur qui peut être vécue comme une crise profonde. 

L’évolution du deuil dépend de différents facteurs comme la nature de la relation qui liait le défunt et la personne endeuillée, les circonstances de la mort, les conditions d’accompagnement de fin de vie, et varie aussi selon nos croyances, la perception que nous avons de nous-même, de nos expériences passées, comment d’autres deuils ont été vécus. “Dans le deuil, nous savons qui nous perdons mais pas ce que nous perdons.” (S. Freud), nous pouvons ainsi être confrontés à des souffrances enkystées qui rendent alors le déroulement et l’issue du deuil compliqués.

 

Le deuil est un phénomène universel qui s’accompagne de grands bouleversements car la mort est un sujet tabou que notre société occidentale s’efforce de camoufler ; nous sommes ainsi livrés à une réalité crue, sans artifice qui nous déstabilise voire nous brutalise. 

 

C’est aussi un traumatisme psychique (stress, désespoir, colère, culpabilité, peurs…) et physique (troubles du sommeil, perte d'appétit, vertiges…) où nous perdons nos repères extérieurs et intérieurs, le sentiment que tout bascule, nous laissant comme dans un état de déconnexion et de déséquilibre transitoire.

Le deuil est unique et personnel, personne ne réagit de la même manière au sein d’une même famille, mais le cheminement reste le même pour tous. C’est un processus de transformation, un “processus de cicatrisation” dirait Dr Christophe FAURÉ, qui mobilise toute notre énergie et dans lequel notre esprit s’engage avec des garde-fous pour nous protéger. 

 

Chemin de transformation de la souffrance, vivre le deuil est un véritable défi où nous avons besoin de lâcher avec nos exigences ; il s’agit du vécu intérieur de la perte qui se réalise progressivement, pas à pas, et de façon inconsciente. Nous nous adaptons en nous engageant dans un processus lent d’acceptation, puis en faisant face à la réalité de la perte, que nous allons par la suite intégrer. Nous faisons place au défunt dans notre cœur, nous nous souvenons autrement car il n’est jamais question et n'a jamais été question d’oubli, mais de se réapproprier le lien différemment pour qu’une nouvelle relation s’établisse. 


La temporalité reste donc propre à chacun, la durée du travail de deuil est indéterminée et incompressible, les différentes étapes que nous traversons ne se font pas de façon linéaire, la guérison se fait au rythme d’un mouvement d’allées et venues. Elisabeth Kübler-Ross, pionnière de l’approche des soins palliatifs a décrit cinq phases émotionnelles que vit un patient en phase terminale (ajouter lien wiki), que nous retrouvons dans le deuil.


La résilience dans le deuil est une nouvelle piste proposée en psychologie, se laisser traverser par ce néant envahissant suite à la perte d’un être cher, là où nous pensions que nous ne faisions plus qu’un avec notre douleur, le deuil devient une opportunité d’explorer qui nous sommes et de transformer en force la fragilité liée au deuil. 

 

La résilience dans le deuil favorise un retour progressif à la vie, cette capacité à rebondir en dépit de l’adversité pour consolider la blessure et “reprendre un autre type de développement après une agonie psychologique”, explique Boris Cyrulnik. Cette approche est puissante parce qu'elle a le double avantage de contribuer au processus du deuil, mais aussi au développement de nos forces en accédant à des ressources inattendues et insoupçonnées. La transformation ne se fait pas uniquement sur le plan de la guérison et du retour à la vie, elle se produit dans une dimension plus vaste, plus holistique par un chemin d'évolution de tout notre être, par une démarche de croissance personnelle.

Nous faisons l’expérience, avec la perte d’un être cher, à la solitude des endeuillés dont l’intensité dépend de la proximité et de la nature du lien avec le défunt, ainsi que du regard que nous portons sur notre propre mort. Cette solitude nous invite à vivre une expérience d’intériorité, une rencontre au cœur de soi, qui favorise un apaisement plus rapide par ce temps de silence et de retrait que nous nous accordons.

 

Pour faire de cette expérience de la solitude du deuil une ressource pour cheminer, et non un risque de complication, l’équilibre entre solitude et rester en lien avec les autres est nécessaire. Le réconfort s’il se trouve dans cette expérience de solitude et de silence, il est aussi présent dans la chaleur que nous apporte le soutien des autres  


La mort, le cheminement dans le deuil nous fait reconnaître nos propres limites et la fragilité de notre condition d’être vivant, les douleurs prégnantes liées à la perte d’un être cher sont légitimes ; faire appel, en dehors du soutien familial ou amical, à un professionnel du deuil est votre droit.

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Accueil et accompagnement de la personne en deuil

Quand cela est possible, je propose l'accueil et l’accompagnement de la famille avant la perte d’un proche, lorsque la maladie a progressé en phase terminale et que le proche entre dans une unité de soins ou rentre chez lui en soins palliatifs à domicile. “Un travail de deuil doit être accompli avant que la mort ne survienne, anticiper une perte fait partie de l'expérience de la perte” , ce qui représente pour le proche malade, un parcours à suivre jusqu’à la mort et pour l’entourage, le début du processus du deuil.

 

Même si lors du deuil anticipatoire, l’entourage préférera un soutien réconfortant vécu dans la richesse d’un silence empli de compassion et de paix, la famille a besoin d’attention, d’écoute, donc de temps et de disponibilité que les soignants, malgré leur empathie et leur élan de solidarité humaine, n’ont pas l'espace pour le faire, ou ne sont pas formés à le faire.

Accompagner la fin de vie lorsque c’est possible, prendre un temps pour se dire au revoir, laisser un moment de recueillement à la famille et les proches favorise le cheminement dans le deuil au cours duquel nous apprenons à vivre l’absence de l'être cher pour aller vers la guérison.

 

Certaines périodes de la vie, comme l'enfance, l’adolescence, la grossesse et le grand âge rendent le vécu du deuil plus difficile ; des facteurs de risque liés à une relation ambivalente ou dépendante avec le défunt, un bouleversement de la personnalité de l'endeuillé momentané peuvent se manifester sur la santé physique, psychologique ou sur le plan social, par un repli sur soi et un isolement.

 

Il est important de ne pas minimiser ces risques, les différents types de deuil compliqués sont une réalité où la souffrance est exacerbée en intensité et en temps, nuisant aux possibilités du processus de cicatrisation de se faire  ou de parvenir à son terme. 

 

Vous voulez sortir de cet état de confusion suite à la perte d'un proche, retrouver votre équilibre émotionnel et vous connecter avec votre résilience pour revenir à la vie ? Accueillir ses propres limites est signe de sagesse, demander de l’aide d’un professionnel du deuil, c’est faire preuve de bienveillance envers soi-même, je vous invite à me contacter pour un premier échange.

Deuil animalier

Soutenir une personne frappée par un deuil est une attitude singulière, qui démontre que notre premier élan est peut-être celui de la solidarité humaine. Il s’agit pour nous d’aider la personne endeuillée, accablée par la tristesse, de lui tendre la main et de ne pas la laisser seule dans sa souffrance.

Qu’en est-il du deuil animalier ? Comme pour le deuil d’une personne, celle qui est confrontée au décès de son animal entre dans un processus de cicatrisation et de guérison où à son terme, elle aura reconstruit un nouveau lien dans un retour à la vie. 

 

Le deuil animalier a aussi des répercussions sur l’état physique et psychologique de l’endeuillé, une personne qui perd son animal a tout autant besoin d’être accueillie dans sa peine et son chagrin, aussi longtemps que nécessaire pour elle, car le deuil est unique à chaque personne qui le vit. La temporalité est propre à chacun, la durée du travail de deuil est indéterminée et incompressible,

La douleur de la perte d’un animal de compagnie est sous-estimée et mal comprise pourtant le deuil est réel et légitime. 

 

Le lien d’attachement qui existait entre le maître et son animal de compagnie est perdu, il y a rupture de la vie. La personne endeuillée est impactée, son équilibre émotionnel est rompu, ses repères bouleversés, elle peut se sentir perdue dans son quotidien et même étrangère dans un environnement pourtant familier. La torture ressentie face à l’absence de l’animal suite à son décès est la même, c’est le vide et c’est le le manque, tout rappelle à son maître la perte et ce qui n’est plus.

 

La peine s'accompagne d’un sentiment de honte, on craint le regard de l'entourage, qui souvent ne comprend pas la nature du lien qui unissait l’animal et son maître, et minimise la souffrance. Faire face à ce regard peut rendre le cheminement dans le deuil animalier plus difficile, vécu dans l’isolement, sans l’écoute empathique et le non-jugement qui soutiennent.

 

Avec ces croyances qui véhiculent l’idée que ce n'était qu'un “animal” après tout, qu’il suffit d’en "prendre un autre", nous pouvons aussi nous dire qu'il est indécent de parler de deuil lors du décès d’un animal.

 

Or pour la personne qui traverse un deuil animalier, son animal de compagnie n’était pas juste “un chien”, “un chat”, “un lapin”, un NAC qui cohabitait avec elle ; c’était un ami, un confident, un membre à part entière de la famille, celui qui l’aimait d’un amour inconditionnel, qui vivait en empathie avec son maître, celui que la personne endeuillée avait choisi d’accueillir dans son foyer pour des raisons particulières et avec lequel elle entretenait un lien profond.

Ce qui disparaît c’est un quotidien partagé, des moments de rires et de complicité faits d’affection et de câlins, cet être vers lequel le maître pouvait se tourner en confiance, dans des échanges de cœur à cœur, dans une relation simple, moins complexe et peut-être plus rassurante  qu’avec les humains.

 

Je vous invite à vous autoriser à vivre vos émotions inhérentes au deuil, et si vous sentez que vous avez du mal à rebondir seul, ne vous enfermez pas dans votre douleur, la parole est libératrice. Je peux vous proposer des pistes pour traverser cette épreuve afin d’apprivoiser cette nouvelle réalité de votre vie. L’idéal, lorsque c’est possible, est que l’accompagnement débute quand votre animal est encore de ce monde.

Deuil en entreprise

Le deuil a une influence considérable sur la santé physique et psychologique et affecte durablement les équipes et l’organisation de l’entreprise. Les incidences du deuil sur l’activité professionnelle peuvent être importantes, des arrêts de travail à durée variable dûs à un épuisement physique, des problèmes de santé ou des épisodes dépressifs, une aggravation de symptômes psychosomatiques ou de douleurs physiques sont à prendre en compte. 

 

Le retour dans l’entreprise n’est pas plus simple et demande de savoir accueillir la personne endeuillée ; manque de motivation, pertes de repères, difficultés d’attention et de concentration, le sentiment “d’être à fleur de peau”, il n’est pas évident, sans avoir été sensibilisé au deuil, de pouvoir soutenir et accompagner un salarié dans le deuil.

D’autant que chaque personne endeuillée gère cette période de grande détresse à un rythme qui lui est personnel dont le temps est incompressible, traversant des étapes spécifiques avec des mouvements de va-et-vient, et force est de constater que la majorité des personnes endeuillées ne font pas appel à des professionnels du deuil pour être accompagné. 

 

Après les proches, qui entoure la personne endeuillée ? Le CRÉDOC (Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de Vie) répond que c’est l'entourage professionnel qui est le premier accompagnant après les proches. Qui soutient alors, les managers confrontés à la fragilité d'un collaborateur en deuil ?

 

Car il est clair que nul n’échappe à l'épreuve du deuil, la réalité de la vie nous touche, toutes et tous,  en plein cœur et c’est une douleur qui peut être vécue comme une crise profonde. Le deuil en entreprise est un sujet tabou parce que mal compris, pourtant la survenue d’un décès ne fait pas exception dans le monde du travail.

 

Les chiffres présentés par l’enquête CRÉDOC/Empreintes sont édifiants et révèlent l'importance de mettre en place un dispositif d’accompagnement au sein de l’entreprise pour anticiper et pallier

 

  • 29% des actifs endeuillés déclarent s’être arrêtés de travailler plus d’un mois 

  • 70% des actifs endeuillés estiment avoir reçu une aide inexistante ou inadaptée de la part de leur direction ou de leurs supérieurs hiérarchiques 

  • 48% des Français sont encore endeuillés 5 ans après le décès de parents et 13% dans le cas d’amis ou de proches

  • 59% des Français vivent une souffrance particulièrement intense lorsque la mort a été brutale (accident, maladie aiguë, attentat ou suicide)

  • 63% des deuils sont très mal vécus lorsque la mort est survenue au travail, 67% si elle s’est produite dans la rue ou un lieu public et 54% sur la route, en vacances


En m'appuyant sur mon expertise professionnelle de manager d’équipe, mes compétences de médiatrice et expert dans l’accompagnement de la fin de vie et du deuil, je peux former le référent deuil de votre entreprise sur l’écoute, la gestion des émotions de la personne endeuillée et le processus du deuil.  Avez-vous besoin d’un accompagnement d’urgence suite à un décès inattendu d’un membre de votre équipe ?

Échangeons ensemble pour établir un plan d’actions sur mesure pour répondre à vos impératifs.

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